«Exploration de l'effet des facteurs environnementaux sur la biologie des vecteurs du paludisme et son impact sur la capacité de la spectroscopie proche infrarouge à prédire les déterminants entomologiques». Tel est le sujet autour duquel le véritable impétrant Codjo Denis Nicaise Djègbè a mené une recherche digne qui s'achève en beauté. Une soutenance de thèse pas comme les autres. Il est dorénavant Docteur unique en Entomologie Médicale, Vétérinaire et Parasitologie Médicale. Une spécialité rare qui force l'admiration. Les travaux de son mémoire de thèse ont été dirigés de mains de Maître par Docteur Da Frédéric Yannick Dari, Maître de Recherche en Sciences de la Santé, qui a su conduire minutieusement le train pour une destination heureuse. Quatre laboratoires ont contribué à l'aboutissement des travaux de cette précieuse thèse de doctorat. Il s'agit entre autres du Laboratoire de Montpellier en France, Imperial Colleage en Angleterre, KEMRI au Kenya et Ifakara en Tanzanie. A l'arrivée, six membres siègent dans un jury multidisciplinaire pour évaluer les résultats de la recherche de l'heureux du jour. Autour du Président du jury Professeur Athanase Badolo de l'Université Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou, on note un membre venant de la même université et trois autres membres venus de l'Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso en plus du directeur de thèse venu de l'Institut de recherche en sciences de la santé de Bobo-Dioulasso. Au cœur d'une assistance venue de plusieurs pays du monde, Codjo Denis Nicaise Djègbè décroche avec brio son Doctorat avec la mention très honorable cousue des félicitations du jury. Cette soutenance a eu lieu ce samedi 06 juin 2026 à la salle LONAB de l'Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso au Burkina-Faso dans une ambiance vive et limpide.
Impressions à chaud du jeune scientifique sorti de la salle de soutenance !
«Dans le contexte de changement climatique, plusieurs défis restent à relever pour une lutte efficace contre les anophèles vecteurs impliqués dans la transmission du paludisme. Ainsi, cette thèse a démontré d'une part que les informations issues de l'évolution des traits d'histoire de vie des anophèles pour la pérennité de l'espèce de différents environnements pourraient être utilisées afin de déterminer les périodes d'intensification des moyens de lutte dans nos contrées où les ressources allouées à la lutte antivectorielle sont limitées. D'autre part, la spectroscopie proche infrarouge couplée à l'intelligence artificielle a été évaluée dans l'identification des espèces d'anophèles, de l'âge et de la détermination du statut d'infection des moustiques. La performance de la technique souligne que cette dernière pourrait potentiellement dans un futur proche remplacer les anciennes techniques difficiles d'utilisation dans la détermination des paramètres entomologiques».
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