HUITIÈME ÉDITION DE REJOUISSANCE ET DE PARTAGE DU CEG KRAKÉ-PLAGE : Une fin d’année placée sous les hospices des férus animateurs pétris d’expériences
Pendant neuf lunes toutes entières, agitées de durs labeurs exécutés sous le chaud soleil, sous la pluie abondante mais générée de fraîcheur quantifiée, les soldats de la craie du Collège d’enseignement général Kraké-Plage ont, une fois, renoué avec la tradition ce vendredi 26 juillet. Il s’agit de la fête annuelle du Collège devenue label depuis presque dix ans déjà. Habillés ainsi tous en vert- rouge distingués de quelques traits noirs, tout le monde brille au son et au rythme sous les agilités de l’homme aux doigts magiques de l’instant. Et ce, au barre restaurant ESPACE HOUÉTO, dressé au bord du carrefour diamant de la ville à trois noms du Bénin.
Marc GANGBE
<< Je veux, comme toutes les autres éditions, que cette fête dégage suffisamment d’énergie pour les archives. Donc, je nous invite, à l’instar de la prière faite, à demeurer dans la protection de l’Éternel pour bien fêter et rentrer en beauté. Merci et bonne fête>>. Et voilà les propos de la première autorité du Collège d’enseignement général Kraké-Plage SEGO Kohovi à l’ESPACE HOUÉTO dans l’après midi de ce début de week-end. Lesquels propos tachés de quelques quintes de souhait. Puisque les beaux esprits se rencontrent, seul le champ lexical du beau pleut de sa bouche. Un léger vent le flotait à l’instant comme une caresse. Il ne doit pas faire effort pour se rappeler les précédents moments d’allégresse de son chef lieu. Après donc les supplications et imprécations adressées au tout suprême, le Directeur, dans sa prise de parole à cette solennelle occasion du lancement des hostilités de l'édition présente, sans jamais se lasser et ce, à toutes les occasions se mit à jouer le disque de l'historique de la fête au CEG KRAKÉ-PLAGE avec à l'appui, les sites et les événements marquants ces festifs moments: «Alors, la première édition de cette fête est partie d'ici à Sèmè-Podji, quelque part vers PK 18, le rond point. Après ça, nous étions allés à Djrégbé, à "Anastasias" précisément. On est retourné à Sèmè-Podji à l’hôtel "La Paix". Quand nous avons quitté La Paix, nous étions encore retournés à Djrégbé, donc à "Wangnina". Et lorsque nous avons quitté "Wangnina", il y a COVID 19 qui était introduit et nous n'avions pas fêté. L'année qui a suivi, nous étions à la plage "Abobo Beach", tout beau. Lorsque nous avions quitté "Abobo Beach", nous nous sommes rendus à la plage de Djeffa et là, nous avions reçu un des nôtres, le Directeur Affodegon Alfred qui était admis à faire ses droits à une pension de retraite. Il était très content. Il ne s’y attendait pas. Mais sa famille professionnelle lui a fait honneur. Il était vraiment content. Il demeure content jusqu'à ce jour. Merci pour ce geste que nous lui avions fait. C'était très beau. Les images, les vidéos envoyées nous ont encore sérieusement activées et replongées. C’est extraordinaire car c’est à cette plage de Djeffa où les grands boubous ont pris le pas et c’est fini jusqu'aujourd'hui. Alors, quand nous avons quitté Djeffa plage, nous nous sommes retrouvés à l’Espace Ranti. Et là encore c’est extraordinaire. Le décor et nos boubous se mariaient tellement que je suis très content. Un moment fort à cet espace est la remise de l’attestation de reconnaissance au vigile Gaston Sounnoudé après ses nombreuses années de gardiennage au CEG KRAKÉ-PLAGE, <<une célébration désormais inclue depuis des années dans la fête annuelle du collège.>> rappelle- t- il aux participants. Faut-il le rappeler, initialement prévue pour célébrer tous les travailleurs en général le 1er mai de chaque année et ceux du Collège Kraké-Plage en particulier, elle s’est, par la force des choses convertie en fête de fin d’année tenue maintenant chaque fin d’année scolaire et cela, depuis 2015 à la prise de service de l’actuel chef d'établissement. Aussi surpris et émerveillé par l’euphorie des uns et des autres entre temps bernés par la musique, s’abandonne-t- il aux rythmes, aux pas de danse de l’instant. Exclusivement béninoise, l’ambiance des lieux fait découvrir des talents chorégraphiques qui sommeillent en des enseignants chevronnés. Ainsi, la plus belle des croisières est certainement celle qui dépayse le plus. Seize heures trente ! Ils criaient ! Ils se poussaient! Ils hurlaient! Ils chantaient ! Et discutaient l’espace carrelé pour danser mais le vacarme, les vrombissements des occupants de la route en face n’ont rien de nécessaire. Même les verres jetables et leur contenu. Au même moment, les plus fatiguées s’affairaient à étancher leur soif avec toutes sortes de boissons conquises pour la circonstance qui ne se vit une seule fois l’an. Raison de plus de juger ce moment, non seulement de fraternel mais de grâce comme le notifiant l’artistique invité, lui aussi manœuvre de ce calcaire taillé en bâtonnet et utilisé pour écrire sur un tableau noir en langue étrangère.
A la découverte des raisons du choix de l’ESPACE HOUÉTO et la vague des témoignages
Dans l’optique de reconnaître les grands efforts que fournissent les uns et les autres et leur sacrifice pour répondre présents à ces moments de réjouissance d’une part, au fin de toujours renforcer les liens de solidarité d’autre part, le comité d’organisation, ayant à sa tête Gauthier Kouazoundé, voit juste qu’il faut envoyer les radars à la capitale politique du pays. Sans anicroche aucune, leurs projectiles se sont posées sur cet espace érigé au bord de la voie nouvelle, celle applaudie et maîtrisée de la plupart des ressortissantsde cette contrée de la nation, d’où la joie au cœur que renforce Naffisath BOUKARI, présidente de l’Amicale des femmes dudit Collège: << J’espère que la joie y est parce que c’est le premier objectif de la fête. En réalité, le thème de la fête cette année c’est le motif de satisfaction. C’est- à- dire, que cela soit dans notre vie professionnelle que notre vie privée, en quoi nous pouvons dire "Dieu merci">> Le moment des témoignages étant celui qui attire plus d’attention, sons, pas de danse, bruits des chaussures, fourchettes, plats et boissons se sont donnés une discipline notoire en faveur des oreilles. Dans l’ensemble, la persévérance, l’endurance, la patience font école car pour le premier, il fallait l’endurance pour avoir des lèvres supérieures et inférieures d’une autorité à charge de recrutement cette période qu’on ne voulait de professeurs d’Histoire et Géographie. Pour le second, il fallait faire ami avec la persévérance après être échoué au Baccalauréat trois années successives. Et pour se donner plus de courage, il fallait tenter le concours de la gendarmerie mais bloqué à la visite médicale. Ce qui le renvoie au Bac pour l’avoir et devenir aujourd'hui professeur de la discipline suscitée. Quant à la troisième intervention, aller à l’école de la patience ne signifierait pas qu’elle n’à pas d’ambition puisque se lancer fraîchement dans la vacation et subir toutes les atrocités de ce système et se retrouver à l’étape actuelle, il fallait être patient et savoir dire un merci conséquent et de valeur à Dieu. Ce Dieu qui a veillé sur les rescapés de l’ambiance jusqu'à vingt deux heures. Plus que jamais, tous les regards, grands et petits sont tournés vers la prochaine édition avec plus d’innovations.
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